Vue 1 : le titre et l'ouverture du manifeste
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1759 · rémanence · proclamation, en copie manuscrite, suivie d'une transcription dactylographiée
James Wolfe, dans une copie manuscrite · Quartier général de la paroisse Saint-Laurent, île d'Orléans · Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Archives nationales à Québec, P224,P2 (Fonds Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay)
Le 29 juin 1759, de son quartier général de l'île d'Orléans, le général britannique fait afficher à la porte de l'église de Beaumont, sur la rive sud, un manifeste aux habitants. Il est en français. Le texte leur offre un marché : qu'ils restent hors d'« une dispute, qui ne regarde que les deux Couronnes », et ils pourront revenir dans leurs habitations, jouir de leurs biens, « suivre le Culte de leur Religion » ; qu'ils prennent les armes, et il leur est « aisé de se representer à quel excès se porte la fureur du Soldat effrené ». La pièce de BAnQ n'est pas l'affiche. C'est une copie conservée dans le fonds de Ramezay, le lieutenant du roi qui rendra Québec en septembre, et elle se termine par « signé Wolff » : le copiste a recopié la mention de la signature, dont le titre du catalogue a fait une pièce « signée par Wolfe ». Une transcription dactylographiée suit la copie dans le même dossier. Pour la question que pose le dossier, c'est le premier texte où un pouvoir de langue anglaise écrit en français pour être obéi, quinze ans avant l'Acte de Québec.
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