SILLAGE

Lacunes

Ce que l'archive numérique ne contient pas

Le fonds dit où chercher. Cette page dit où l'on ne trouvera rien, et pourquoi. Une absence dans une base numérique n'est presque jamais un hasard : elle enregistre une décision de financement, une frontière administrative, un état du droit d'auteur, ou le fait qu'une communauté n'a pas eu de presse. Les lacunes ci-dessous ont été vérifiées une à une. Elles sont utilisables comme preuves, à condition d'être citées pour ce qu'elles sont.

Comment s'en servir

Une absence ne se cite pas comme un document. On cite la recherche qui l'a établie : la base interrogée, la requête, la date, et le nombre de résultats obtenus. « Aucun résultat » n'est une donnée que si l'on peut refaire la recherche. Chaque fiche ci-dessous porte donc sa requête.

Une langue absente d'un corpus pourtant numérisé

les pages existent par dizaines de milliers, et pas une n'est en français

Le Michigan n'a pas une page de français

Michigan

46 039

pages numérisées, Michigan

0

en français

Le constat

Chronicling America sert 46 039 pages de journaux numérisés pour le Michigan. Zéro est en français. Ce n'est pas un État peu numérisé : c'est un État bien numérisé où la presse de langue française n'a pas été retenue.

Pourquoi

Chronicling America ne numérise pas directement : le programme finance un partenaire par État, qui choisit les titres. Le partenaire du Michigan n'a pas retenu de titre français. La décision est administrative, elle date des années 2000, et elle produit aujourd'hui une carte où le Détroit francophone n'a jamais existé.

Ce qu'on peut faire à la place

Passer par Internet Archive, qui n'a pas de logique d'État. Le corpus s'appuie sur deux pièces trouvées là : le catalogue français de la bibliothèque publique de Detroit, 1889, et Le Canadien de Windsor, 1891, imprimé sur la rive d'en face, à un kilomètre. La rivière devient alors la meilleure unité de recherche, meilleure que la frontière.

Catalogue des livres français, Detroit →

Le Missouri non plus

Missouri

56 247

pages numérisées, Missouri

0

en français

Le constat

56 247 pages pour le Missouri, zéro en français, alors que Sainte-Geneviève, Saint-Louis et le corridor créole du Mississippi sont français avant d'être américains.

Pourquoi

Même cause qu'au Michigan, avec un facteur de plus : le français du Missouri est surtout une langue parlée à partir du 19e siècle, le paw-paw French, et une langue parlée ne laisse pas de journaux. L'absence enregistre ici deux choses à la fois, un choix de numérisation et un fait de langue, et il faut se garder de les confondre.

Ce qu'on peut faire à la place

Chercher de l'enregistré plutôt que de l'imprimé. La Library of Congress conserve des captations sonores du corridor créole français, et l'American Folklife Center est la bonne porte. Une langue sans presse peut avoir des archives sonores. Chercher aussi du manuscrit, ce que cette fiche a longtemps omis de dire : la State Historical Society of Missouri sert en IIIF une lettre en français de Sainte-Geneviève datée de 1798, entrée depuis au corpus.

La Nouvelle-Angleterre est numérisée par moitiés

Massachusetts, New Hampshire, Maine, Rhode Island, Vermont

12 174

Maine

749

Rhode Island

27

Vermont

0

Massachusetts

0

New Hampshire

Le constat

Le Maine sert 12 174 pages de français et le Rhode Island 749. Le Massachusetts en sert zéro, le New Hampshire zéro, le Vermont vingt-sept. Or les Petits Canadas de Lowell, de Fall River et de Manchester sont parmi les plus gros du continent, et chacun avait sa presse.

Pourquoi

La frontière n'est pas dans l'histoire, elle est dans la subvention. Chaque État a fait ses choix séparément, et la carte qui en résulte donne une Franco-Amérique qui s'arrêterait à la frontière du Maine. C'est l'exemple le plus net du corpus : la carte de la numérisation n'est pas la carte de la langue, et on la prend pour elle si on ne la vérifie pas.

Ce qu'on peut faire à la place

Pour le Massachusetts et le New Hampshire, se tourner vers les fonds diocésains, les sociétés historiques locales et les bibliothèques universitaires, qui ont souvent gardé les collections de paroisse. Le journal de Woonsocket retenu dans le corpus, Le progrès, vient du Rhode Island justement parce que le Rhode Island, lui, a été servi. Et chercher de l'autre côté de la frontière : BAnQ conserve, dans le domaine public, 1 317 numéros de journaux français du Massachusetts, Le National de Lowell, L'Écho du Canada de Fall River, Le Foyer canadien de Worcester et La République de Boston. Ils sont à l'hémérothèque.

Le progrès (Woonsocket) →

La Louisiane, et ce que son abondance cache

Louisiane

20 528

Louisiane, en français

1 934

Minnesota

0

Illinois, New York, Wisconsin

Le constat

20 528 pages en français pour la seule Louisiane, soit davantage que tous les autres États réunis. C'est la fiche la plus utile de cette page, parce qu'elle n'est pas une lacune : elle sert d'étalon.

Pourquoi

La Louisiane a eu une presse française longue, dense et continue, et elle a eu un partenaire de numérisation qui l'a retenue. Les deux conditions sont nécessaires, et c'est le seul endroit du continent où elles se rencontrent pleinement.

Ce qu'on peut faire à la place

S'en servir comme témoin de contrôle. Toute recherche plein texte menée sur l'ensemble de Chronicling America en français produira des résultats massivement louisianais, et l'on conclura à tort que le français d'Amérique était louisianais. Le bon réflexe est de filtrer par État avant de compter.

Le Meschacébé (Lucy) →

L'Illinois et le Wisconsin n'ont pas une page de français

Illinois, Wisconsin

90 334

pages numérisées, Illinois

4 218

Illinois, en allemand

59 536

pages numérisées, Wisconsin

0

en français, dans les deux États

Le constat

Chronicling America sert 90 334 pages pour l'Illinois et 59 536 pour le Wisconsin. Aucune n'est en français, alors que 4 218 pages de l'Illinois sont en allemand. Le Courrier de l'Illinois, imprimé à Kankakee en 1857, près des colons canadiens-français de Bourbonnais, n'est numérisé ni là ni parmi les journaux américains de BAnQ ; le seul journal français du Middle West dans l'hémérothèque est L'Écho des deux-mondes, de Chicago, en cinq numéros de 1904.

Pourquoi

La même logique qu'au Michigan : chaque État choisit ce qu'il fait numériser, et les deux partenaires ont retenu l'anglais et l'allemand, langues de presse abondantes et conservées. La presse française de l'Illinois, née un siècle après le régime français, était aussi beaucoup plus petite, et l'on ne numérise que ce dont une collection a survécu. Le collecteur d'Illinois Digital Newspaper Collections, l'autre grande base de l'État, est derrière une vérification Cloudflare et n'a pas pu être interrogé.

Ce qu'on peut faire à la place

Chercher la langue ailleurs que dans la presse. Pour Peoria, le rapport de 1820 sur les terres du village et les plans d'arpentage, où le français passe par l'anglais. Pour Chicago, les lettres de Beaubien (1823) à la Newberry. Pour le Wisconsin, les chansons enregistrées de 1940 à 1946, dans la phonothèque. L'absence de journaux est alors un argument : à Peoria comme à La Baie, le français est d'abord une langue de famille, de traite et d'acte notarié, rarement d'imprimé.

Rien n'a été numérisé

le document existe, sur papier, et personne ne l'a mis en ligne

Le Missouri enregistre son allemand et pas son français

Old Mines, comté de Washington, Missouri

4 800

entretiens conservés

1

campagne sur l'allemand

0

campagne sur le français

Le constat

La State Historical Society of Missouri conserve plus de 4 800 entretiens d'histoire orale et mène une quinzaine de campagnes de collecte en cours. L'une d'elles, financée avec le Missouri Humanities Council, porte sur le German Heritage Corridor. Aucune ne porte sur le français, alors que le paw-paw French s'est parlé à Old Mines jusque dans les années 1980, soit bien après le début du programme d'enregistrement. Les quinze entretiens que rend une recherche sur « Old Mines » sont des entretiens politiques et ozarkiens, en anglais, où le lieu n'est que mentionné.

Pourquoi

Une campagne d'histoire orale se monte autour d'un public qui la demande et d'un bailleur qui la finance. L'allemand du Missouri a les deux, des sociétés de patrimoine actives et un conseil des humanités qui les accompagne. Le français d'Old Mines a eu ses collecteurs, Joseph Médard Carrière dans les années 1930, puis des folkloristes locaux, mais jamais d'institution d'État pour reprendre le travail. Ce que le catalogue enregistre, c'est donc l'inégale organisation de deux publics de patrimoine.

Ce qu'on peut faire à la place

Prendre l'écart lui-même pour objet. L'écart se cite tel quel, puisque la société publie elle-même la liste de ses campagnes en cours. Pour la langue elle-même, se reporter à la conférence du corridor créole conservée à l'American Folklife Center, et aux quatre livraisons de la Missouri Historical Review qui traitent de la Vieille Mine.

Madeleine de Verchères : la lettre de 1699 en ligne, le récit de 1722 absent

Québec, 1692

Le constat

Les deux récits qui subsistent sont des requêtes : la lettre du 15 octobre 1699 à la comtesse de Maurepas, et un récit d'environ 1722, beaucoup plus héroïque. Jusqu'au 1er octobre 2026, cette fiche disait qu'aucun des deux n'était en ligne. Le premier l'est. BAnQ en conserve un photostat, dans le domaine public, et il est entré dans l'atelier. Le second reste introuvable dans un dépôt ouvert, et BAnQ numérique ne le donne pas non plus.

Pourquoi

Le premier relevé, le 16 septembre, avait cherché dans les dépôts qui publient des manifestes IIIF. BAnQ sert ses images en IIIF sans manifeste, derrière une vérification anti-robots, si bien que la lettre ne remontait dans aucune des recherches automatiques du site. Elle a été trouvée à la main, dans un navigateur, en parcourant les archives textuelles d'avant 1800.

Ce qu'on peut faire à la place

Transcrire la lettre de 1699 dans l'atelier, et lire la version de vers 1722 dans les éditions imprimées. Deux récits du même fait par la même personne, à vingt-trois ans d'écart, dont le second s'améliore : c'est le sujet même du dossier III, et l'on peut désormais en tenir un des deux bouts sur fac-similé. La date de 1692 qu'on lit partout est celle de l'événement, jamais celle d'un document.

Verchères, lettre de 1699 →

Les actes notariés de Kaskaskia ne sont pas en ligne

Chester, Illinois

6 000+

actes

0

en ligne, en image

Le constat

Plus de six mille actes notariés du pays des Illinois, de 1708 aux premières années du 19e siècle : testaments, inventaires, contrats d'engagement, contrats de mariage, ventes de terres, de Kaskaskia, de Prairie du Rocher, de Fort de Chartres, de Cahokia et de Sainte-Geneviève. Les originaux sont au palais de justice du comté de Randolph, à Chester. Seuls l'index et des résumés en anglais circulent, sur microfilm, à la St. Louis County Library ; aucune image n'est en ligne en accès libre.

Pourquoi

Ce sont des archives de comté, gardées par un tribunal et non par une bibliothèque, et leur microfilmage a été fait pour la généalogie. Le fonds le plus riche du français de la vallée est donc consultable par nom de famille, en résumé anglais, et presque jamais dans la langue où il a été écrit.

Ce qu'on peut faire à la place

Lire les actes qu'Alvord a imprimés en français dans les Kaskaskia Records et les Cahokia Records (1907-1909), et dire dans la rédaction que l'on travaille sur une sélection faite par un éditeur. L'index de la St. Louis County Library sert à montrer l'ampleur de ce qu'on ne lit pas.

L'original n'existe plus

il n'y a pas d'autographe à numériser, seulement des copies

Marie de l'Incarnation : la relation sans autographe, trois réécritures

Québec, Tours, Paris

Le constat

Elle écrit sa relation en 1654 pour son fils seul. Claude Martin la publie en 1677 après l'avoir remaniée. Charlevoix la récrit en 1724. Il n'existe d'autographe d'aucun de ces états. Sa main n'a pas disparu pour autant : BAnQ conserve en photostat une lettre et une reconnaissance qu'elle signe le 15 mai 1645, et elles sont dans l'atelier. Ce sont des pièces d'administration, qui ne disent rien de la relation.

Pourquoi

La perte est ancienne et ordinaire. Ce qui l'est moins, c'est que chacune des trois étapes a été faite par quelqu'un qui se croyait fidèle, et que le texte gagne en édification à chaque passage ce qu'il perd en première personne.

Ce qu'on peut faire à la place

Traiter la chaîne comme l'objet. Le corpus ouvre les Lettres de 1681 et la Vie de Charlevoix de 1724 côte à côte : on ne lit pas Marie Guyart, on lit ce qu'on a fait d'elle, et c'est une lecture qu'on peut mener avec rigueur. Les deux pièces de 1645 donnent un point de comparaison, l'orthographe et la syntaxe d'un texte qu'elle a signé elle-même.

Vérifié le 16 septembre 2026

Marie de l'Incarnation, Lettres →

Le droit d'auteur ferme l'accès

l'édition de référence est récente et sous droits

Marguerite Bourgeoys : les autographes hors ligne, l'édition sous droits

Montréal

Le constat

Les écrits autographes ne sont pas en ligne, et l'édition savante de référence de ses Écrits est récente et protégée. Entre les deux, il ne reste que des vies écrites par d'autres.

Pourquoi

C'est la configuration la plus fréquente pour les femmes de la Nouvelle-France, et elle se referme des deux côtés à la fois : le manuscrit est trop fragile ou trop peu demandé pour être numérisé, et le seul texte fiable est trop récent pour être libre.

Ce qu'on peut faire à la place

Le corpus retient la Vie de la soeur Bourgeoys de Faillon, 1853, et la présente pour ce qu'elle est : non pas sa voix, mais sa transmission. Le déplacement est honnête à condition d'être dit, et il devient lui-même un objet d'étude.

Vérifié le 16 septembre 2026

Faillon, Vie de la soeur Bourgeoys →

Le service existe mais ne répond pas

une limite d'outil, à connaître pour ne pas la prendre pour une absence

Aucun des imprimés anciens du corpus n'a de texte océrisé

Gallica, BnF

5 / 5

imprimés testés, tous vides

Le constat

Les cinq imprimés anciens, du 16e au 18e siècle, retenus dans le corpus rendent un texte vide quand on leur demande leur océrisation : Le Jeune 1635, l'Heptaméron dans ses deux états, Lescarbot 1609, Charlevoix 1724. Aucun n'est cherchable en plein texte.

Pourquoi

Les moteurs d'océrisation sont entraînés sur des caractères modernes. Le s long, les ligatures, les nasales à tilde, l'alternance de u et v les mettent en échec, et la BnF préfère ne rien servir plutôt que de servir une soupe. C'est un choix défendable, et il a une conséquence : ces livres ne se trouvent que si l'on sait déjà où regarder.

Ce qu'on peut faire à la place

C'est exactement ce que fait l'atelier. Une transcription d'étudiant est, pour la page qu'elle couvre, le seul index plein texte qui existe. La nouvelle 67 de l'Heptaméron a d'ailleurs été localisée à la main, feuillet par feuillet, parce qu'aucune recherche ne pouvait la trouver.

Le Jeune, Relation de 1634 (imprimé) →

La Library of Congress ne sert pas ses grandes images

Library of Congress

Le constat

Les pages de journaux de la LoC font environ 9 500 sur 11 000 pixels. Toute demande portant sur la page entière, y compris une simple réduction, met environ quarante-cinq secondes puis rend une erreur 503. Une demande portant sur une découpe de deux mille pixels de côté revient en moins de deux secondes.

Pourquoi

Le service ne garde en cache qu'un petit nombre de tailles dérivées et calcule le reste à la demande ; le calcul sur une image de cent mégapixels dépasse son propre délai. Ce n'est pas une panne, c'est le régime normal du service, et il ne le dit nulle part.

Ce qu'on peut faire à la place

Demander des régions, jamais la page. La visionneuse du site travaille par tuiles et ne rencontre donc pas le problème ; c'est en préparant une transcription hors visionneuse qu'on le rencontre. Repérer la colonne d'abord sur une découpe large et grossière, puis descendre dans le détail.

Requête comparer /full/,420/0/default.jpg, qui échoue, et /0,1100,1500,4200/1200,/0/default.jpg, qui réussit, sur le même service d'image

Vérifié le 23 septembre 2026

Le progrès (Woonsocket) →

BAnQ laisse passer ses images, pas leurs descripteurs

Bibliothèque et Archives nationales du Québec

266 297

pièces de BAnQ dans le domaine public

3

ouvertes dans l'atelier

Le constat

BAnQ numérique sert ses images en IIIF Image API 2, de niveau 2, depuis img.banq.qc.ca. Ses pages, ses notices et même ses fichiers info.json passent par une vérification anti-robots qui renvoie tout appel de serveur vers un captcha. Les images, elles, se demandent librement : une vignette, une région ou une tuile répond en un quart de seconde. La visionneuse de BAnQ ne charge aucun manifeste ; elle ouvre les info.json un à un.

Pourquoi

La vérification protège le portail du moissonnage massif. Elle ne distingue pas un moissonneur d'un site qui demande la largeur et la hauteur d'une page, et c'est justement ce qu'une visionneuse doit connaître avant de demander la moindre tuile.

Ce qu'on peut faire à la place

SILLAGE tient à la main l'identifiant et les dimensions de chaque vue, relevés dans un navigateur sur la notice de BAnQ, et reconstitue à partir de là le manifeste et le descripteur. Aucune image ne passe par le site. Pour une recherche personnelle, ouvrez BAnQ numérique dans un navigateur ordinaire et cochez la case si elle s'affiche ; l'identifiant d'une vue se lit dans l'adresse, après « docref= ».

Requête img.banq.qc.ca/iiif/2/{id}/info.json rend une redirection 302 vers validate.perfdrive.com ; img.banq.qc.ca/iiif/2/{id}/full/,420/0/default.jpg rend l'image

Vérifié le 1 octobre 2026

Verchères, lettre de 1699 →

Le portail franco-américain s'est fermé aux requêtes automatiques

Franco American Digital Archives

Le constat

Le portail exposait une interface Omeka S ouverte. Au 23 septembre 2026, elle répond par une page de vérification anti-robot, et non plus par des données. Le site reste consultable normalement dans un navigateur.

Pourquoi

Les petites institutions ont installé ces vérifications en masse pour se protéger des moissonneurs. L'effet secondaire est qu'elles ferment aussi la porte aux usages savants qui passaient par l'interface, et sans prévenir.

Ce qu'on peut faire à la place

Consulter à la main, et citer à la pièce. Vérifier aussi qu'une rubrique est effectivement remplie avant de s'y fier : plusieurs vedettes du portail, dont l'affaire de la Sentinelle et les lois linguistiques, ne comptent aucune pièce et ne sont donc pas des pistes.

Requête francoamericanportal.org/api/items, qui rend une page de vérification au lieu du JSON attendu

Vérifié le 23 septembre 2026

La source elle-même se tait

le document est là, complet, et il ne dit pas ce qu'on lui demande

La femme abandonnée n'est pas nommée par celle qui raconte

Isle de Canadas, 1542

Le constat

Dans la nouvelle 67 de l'Heptaméron, Marguerite de Navarre ne l'appelle jamais que « la pauure femme ». Le nom de Marguerite de La Rocque, comme celui d'Isle des Démons, ne vient pas d'elle : il vient de Thevet, plus tard.

Pourquoi

Ce n'est pas une lacune de numérisation : le texte est intégralement en ligne et parfaitement lisible. C'est la source qui se tait. Le nom que la postérité lui donne a été fourni par un tiers, et il s'est fixé au point qu'on le croit dans le texte.

Ce qu'on peut faire à la place

Ne pas la contourner. C'est la thèse du site : le nom sous le nom, et la manière dont il s'installe. Le feuillet est ouvert à la transcription dans le dossier III, et la consigne demande précisément de relever chaque terme par lequel le texte la désigne.

Vérifié le 16 septembre 2026

Marguerite de Navarre, Heptameron →

Une lacune vérifiée aujourd'hui peut être comblée demain, et c'est tant mieux. Les dates de vérification sont là pour cela : si vous refaites la recherche et que vous trouvez, la fiche est périmée, et c'est une trouvaille à signaler.

15 lacunes documentées.