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Dossier 4 · Apprécier

Magtogoek

Le mot pris, la loi rendue

En 1545, Cartier fait imprimer un lexique iroquoien en annexe de son récit, juste après la phrase qui rebaptise le pays « la nouvelle France ». Quatre cent quatre-vingts ans plus tard, le Québec légifère sur la langue des enseignes. Le dossier pose que ces deux décisions relèvent d'une même histoire.

La descente, de la source-souche au présent

1545

source-souche

Cartier, Brief recit, f. 93 : la fin du récit et le début du lexique

Cartier, Brief recit

Jacques Cartier (et vraisemblablement Jehan Poullet) · Paris, Ponce Roffet et Anthoine Le Clerc · récit de voyage imprimé, avec lexique annexé

Au feuillet 93, le récit s'achève sur une prière, et le lexique iroquoien commence immédiatement dessous, sous un titre qui dit tout : « Ensuyt le lãgage des pays & Royaulmes de Hochelaga & Canada, aultrement appellee par nous la nouuelle France. » Le renommage et le relevé de la langue tiennent sur la même page. Tout le dossier part de là.

transmetle mot kanata, relevé comme nom commun, promu nom de pays, puis objet de législation

Bibliothèque nationale de France · Domaine public. Numérisation Gallica / BnF.

1663

rémanence · 17e siècle

Davaugour, Carte du fleuve sain laurent

Pierre Dubois Davaugour, gouverneur de la Nouvelle-France (légendes), dessinateur non identifié · Canada · carte manuscrite légendée

La carte « marque seulement les choses principales », et le gouverneur l'écrit comme un mémoire : ses phrases couvrent la feuille. Il compare le pays à « tout ce que pourroit estre le bas poitou au royaume », vante la pêche, puis donne l'étendue du continent, plus de mille lieues, « selon ce que j'ay peu juger au rapport des sauvages et apres avoir particulierement entretenu l'un des principaux chefs iroquois qui avoit luy mesme ramené des prisonniers de la nouvelle espagne ». La mesure la plus ambitieuse de la carte vient donc d'un informateur iroquois, dont elle ne donne pas le nom. Le dessin inscrit « peis des iroquois » au sud du lac Ontario et, sur la côte, « nouvelle angleterre », « nouvelle holande », « nouvelle suede ».

transmetle « rapport des sauvages », source que la carte cite sans la nommer

Houghton Library, Harvard University, MS Can 25 (2) · Domaine public. Numérisation Houghton Library, Harvard University, qui ne revendique aucun droit sur ses reproductions d'œuvres du domaine public.

1691-1724

rémanence · 17e siècle

Rasles, dictionnaire abénaquis

Sébastien Rasles (Rasle, Râle) · Nanrantsouak (Norridgewock), sur le Kennebec · dictionnaire manuscrit autographe, français-abénaquis

Le premier feuillet porte quatre mains. En haut, celle du jésuite, datée de 1691 : « Il y a un an que je suis parmi Les sauvages, Je commence a mettre en ordre en forme de dictionaire Les mots que j'apprens. » Dessous, une main anglaise raconte comment le livre a quitté son auteur : « Taken after the Fight at Norridgewalk among Father Ralles's Papers ». Au crayon, une troisième main la contredit : le dictionnaire aurait été emporté avec le coffre de Rasles lors d'une première attaque, avant le combat. La quatrième est celle de John Pickering, qui l'a édité en 1833 dans les Memoirs of the American Academy of Arts and Sciences ; elle explique le 8 que les jésuites employaient pour un son que l'alphabet français n'écrit pas. Cartier faisait imprimer un lexique en annexe de son récit ; Rasles en fait un livre entier, et ce livre change de mains par la guerre. À la page 3, la rubrique « ach. » range l'une sous l'autre « J'achette, Je traitte » et « J'achette q. q. un esclave ».

transmetle 8 des jésuites, qu'il faut expliquer en anglais pour que le livre se lise encore

Houghton Library, Harvard University, MS Fr 13 · Domaine public. Numérisation Houghton Library, Harvard University, qui ne revendique aucun droit sur ses reproductions d'œuvres du domaine public.

1694

rémanence · 17e siècle

Cadillac, obligation envers Hazeur, 1694, L'obligation du 17 septembre 1694

Cadillac, obligation envers Hazeur, 1694

Antoine Laumet de Lamothe Cadillac, Jacques Arrivé dit De L'Isle et Joseph Gaultier, devant les notaires de Villemarie · Villemarie, île de Montréal · acte notarié, obligation

Le 17 septembre 1694, à Villemarie, Cadillac et deux voyageurs, Jacques Arrivé dit De L'Isle et Joseph Gaultier, reconnaissent devoir solidairement au marchand François Hazeur les marchandises qu'il leur a fournies « pour leur Equipement du Voyage qu'ils vont presentement faire aux Sauvages 8ta8ac… et autres nations esloignées ». Cadillac monte cette année-là commander à Michilimackinac, et c'est lui qui fondera le Détroit en 1701. L'acte ne décrit pas la traite, il en donne les comptes : la dette se paiera en castor « loyal et marchand », au prix du bureau du roi à Québec, et un renvoi au bas de la page corrige le terme du paiement pour l'accrocher à la descente des voyageurs. Arrivé et Gaultier déclarent ne savoir ni écrire ni signer, si bien que deux signatures seulement ferment la page, celle de Cadillac et celle d'Hazeur. Quant au nom des Outaouais, le notaire l'écrit avec le 8 que les jésuites avaient inventé pour noter un son des langues algonquiennes.

transmetle 8 des missionnaires, entré dans l'écriture d'un notaire de Montréal pour nommer les Outaouais

Detroit Public Library, Burton Historical Collection, Vault, MS/Cadillac, Antoine de la Mothe (bh010341) · Domaine public. Numérisation Detroit Public Library, Burton Historical Collection. La bibliothèque garde les droits sur l'original et renvoie pour le reste au droit d'auteur américain, sous lequel un manuscrit du 17e ou du 18e siècle n'est plus protégé.

1695

rémanence · 17e siècle

Cadillac, ordre au sieur d'Argenteuil, 1695, L'ordre, signé et scellé

Cadillac, ordre au sieur d'Argenteuil, 1695

Antoine Laumet de Lamothe Cadillac · Fort de Buade, Michilimackinac · ordre signé et scellé

Un an après l'obligation de Villemarie, Cadillac commande à Michilimackinac. Le 2 octobre 1695, « au fort buade », il ordonne au sieur d'Argenteuil, lieutenant des troupes de la marine, de « descendre incessament au montreal » avec les Français et les « sauvages » qui sont avec lui, pour rendre compte à Frontenac de l'état des affaires du pays et lui porter ses lettres. La seconde phrase dit autre chose. Cadillac y déclare n'avoir « peu nous dispenser daccorder aux dits sauvages la demande quil nous ont faite » de faire descendre d'Argenteuil avec eux. L'ordre d'un commandant enregistre ainsi une demande venue de ceux qu'il ne nomme pas, et la présente comme une obligation à laquelle il ne pouvait pas se soustraire. Le sceau de cire tient encore à la feuille. Au verso, on a écrit « Ordre de Mr de La Mothe ».

transmetune demande autochtone que l'on ne connaît que parce qu'un officier français a dû y céder par écrit

Detroit Public Library, Burton Historical Collection, Vault, MS/Cadillac, Antoine de la Mothe (bh010342) · Domaine public. Numérisation Detroit Public Library, Burton Historical Collection. La bibliothèque garde les droits sur l'original et renvoie pour le reste au droit d'auteur américain, sous lequel un manuscrit du 17e ou du 18e siècle n'est plus protégé.

1730

rémanence · 18e siècle

Chaussegros de Léry, le pays des Renards, 1730, La carte, de la Baye au dernier village

Chaussegros de Léry, le pays des Renards, 1730

Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry · Québec · carte manuscrite à la plume et au lavis

L'ingénieur du roi au Canada dessine à Québec, le 10 novembre 1730, la rivière qui va de la Baie des Puants au pays des Renards : c'est la route de La Baie, de la mer intérieure au portage du Wisconsin. Le titre dit le but de la carte, aller « jusques a leur dernier Village ». Les Renards sont les Meskwakis, que les Français appelaient ainsi alors qu'eux se sont toujours nommés Meskwaki, « le peuple de la terre rouge ». Le même jour, Chaussegros de Léry date deux autres plans, ceux du fort où les Meskwakis ont été assiégés à la fin de l'été 1730, « entre les Rivières des Islinois, et celle d'Ouabache », par les Français et leurs alliés : le siège s'est achevé par la défaite et le massacre d'une grande partie de la nation. Cette carte-ci n'en montre rien. Elle montre des champs cultivés autour de trois villages des Renards, un « Fort ou les Renards setoient fortifié en 1728 », le « Village des Puants » à la sortie du lac, le « Village des Sacqui » au pied du « Fort des François de la Baye », et entre les deux les rapides et les portages, mesurés en pieds et en toises. Chaque nom de lieu y est un nom de peuple, et presque toujours le nom qu'un autre lui donnait. Une copie faite à Ottawa en 1911 d'après l'exemplaire canadien est à la Wisconsin Historical Society : la comparer avec celle-ci est un exercice de collation.

transmet« Lac des Puants », « Riviere des Renards » : des noms de peuples donnés par d'autres, posés sur l'eau, que l'anglais traduira en Winnebago et en Fox

Archives nationales d'outre-mer, par Gallica, FR ANOM C11B39/13 · Domaine public. Archives nationales d'outre-mer, numérisation Gallica / BnF, réutilisation selon les conditions de Gallica.

1759

rémanence · 18e siècle

Wolfe, manifeste de Beaumont, 1759, Vue 1 : le titre et l'ouverture du manifeste

Wolfe, manifeste de Beaumont, 1759

James Wolfe, dans une copie manuscrite · Quartier général de la paroisse Saint-Laurent, île d'Orléans · proclamation, en copie manuscrite, suivie d'une transcription dactylographiée

Le 29 juin 1759, de son quartier général de l'île d'Orléans, le général britannique fait afficher à la porte de l'église de Beaumont, sur la rive sud, un manifeste aux habitants. Il est en français. Le texte leur offre un marché : qu'ils restent hors d'« une dispute, qui ne regarde que les deux Couronnes », et ils pourront revenir dans leurs habitations, jouir de leurs biens, « suivre le Culte de leur Religion » ; qu'ils prennent les armes, et il leur est « aisé de se representer à quel excès se porte la fureur du Soldat effrené ». La pièce de BAnQ n'est pas l'affiche. C'est une copie conservée dans le fonds de Ramezay, le lieutenant du roi qui rendra Québec en septembre, et elle se termine par « signé Wolff » : le copiste a recopié la mention de la signature, dont le titre du catalogue a fait une pièce « signée par Wolfe ». Une transcription dactylographiée suit la copie dans le même dossier. Pour la question que pose le dossier, c'est le premier texte où un pouvoir de langue anglaise écrit en français pour être obéi, quinze ans avant l'Acte de Québec.

transmetle français devenu la langue dans laquelle un autre pouvoir s'adresse aux habitants

Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Archives nationales à Québec, P224,P2 (Fonds Jean Baptiste Nicolas Roch de Ramezay) · Domaine public au Canada, selon la déclaration de BAnQ numérique. Photostat ou copie conservés et numérisés par Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

vers 1761

rémanence · 18e siècle

Atlas Murray, paroisse de Boucherville, Feuille 14 : les trois paroisses et leurs notices

Atlas Murray, paroisse de Boucherville

ingénieurs de l'armée britannique, sous James Murray · Boucherville, vallée du Saint-Laurent · carte manuscrite avec notices, feuille d'atlas

Au lendemain de la Conquête, l'armée britannique relève la vallée du Saint-Laurent paroisse par paroisse et joint à chaque carte une notice en anglais. Celle de Boucherville mesure la seigneurie en lieues et en arpents, dit qu'elle fut concédée en 1672 à « Monsr. Pierre Bouche de Boucherville » et que les jésuites sont encore « Lords » de la Magdelaine. Le scribe garde les mots du régime qu'il décrit (arpent, Seign.ry, Monsr) et signale un « Convent of Sisters of the Congregation, for the Instruction of Young Girls », vraisemblablement la Congrégation de Notre-Dame de Marguerite Bourgeoys, présente dans le dossier III. Chaque notice finit sur deux nombres : les familles, et les « Men able to bear Arms ».

transmetl'arpent, mesure française gardée dans un texte anglais, que la carte de Detroit de 1796 définira encore

William L. Clements Library, University of Michigan, Murray Atlas of Canada, feuille 14 (Image Bank wcl1ic 673, code-barres B3520155) · Domaine public. Numérisation William L. Clements Library, qui ne pose pas de licence et laisse l'usage à l'appréciation de chacun.

1764

rémanence · 18e siècle

Bellin, La rivière du Détroit, La rivière et le plan du fort

Bellin, La rivière du Détroit

Jacques Nicolas Bellin, d'après Joseph Gaspard Chaussegros de Léry · Paris · carte gravée, planche d'atlas

Bellin publie en 1764, dans le Petit atlas maritime, la rivière du Détroit d'après les levés que Chaussegros de Léry avait faits en 1749. Le Canada est cédé depuis un an. La planche montre l'établissement français comme un ensemble : le fort et ses rues à noms de saints (Saint Joseph, Saint Jacques, Sainte Anne, Saint Louis), les « Habitations » découpées en lanières perpendiculaires à la rivière, et, sur les deux rives, le « Village des Hurons », le « Village des Outaouais », le « Village des Poutouatamis ». Les deux documents qui suivent dans ce dossier, le catalogue de Detroit (1889) et Le Canadien de Windsor (1891), viennent de ces rives. Plusieurs noms de la planche se lisent encore sur une carte actuelle, sous une forme ou une autre : Rivière Rouge, Rivière aux Écorces, la Grande Isle, l'Isle aux Bois blancs.

transmetles terres en lanières, que les arpenteurs américains renumérotent en « private claims » après 1796

William L. Clements Library, University of Michigan, Image Bank wcl1ic 190 (code-barres B1937290) ; Le petit atlas maritime, t. I, no 12 · Domaine public. Numérisation William L. Clements Library, qui ne pose pas de licence et laisse l'usage à l'appréciation de chacun.

1764 (copie de 1816)

rémanence · 18e siècle

Les Abénaquis de Bécancour et les Acadiens

les chefs du village abénaquis de Bécancour, dont Etienne Pitaouikisouk et Joseph Kisikambagit, par l'interprète le père Germain, s.j. · Cap-de-la-Madeleine et Trois-Rivières · acte de cession, reçu et certificat, en copie notariée

En août 1764, les « chefs et principeaux des Sauvages du Village de Becancourt » cèdent « les Terres du Lac de Becancour aux acadiens qui y sont actuellement, et autres qui pourroient s'y établir ». Ces Acadiens sont des déportés de 1755. La cession porte une condition : si les Acadiens retournent « sur leur terres a Lacadie », les Abénaquis ne cèdent plus rien. Le refuge est donc accordé par les gens du pays, pour le temps de l'exil, et il se paie soixante-douze livres, que les Acadiens ont ramassées entre eux. Les chefs parlent par la bouche du père Germain, « pour Interprete », et c'est le gouverneur Haldimand qui certifie qu'ils ont agi « de leur pure et libre Volonté ». Houghton conserve une copie de 1816, faite sur la minute déposée en 1770 chez le notaire Badeaux. Entre les chefs et le lecteur, il y a un interprète, un gouverneur, un notaire et un protonotaire.

transmetle refuge acadien, que le dossier II suit jusqu'aux paroisses franco-américaines de la Nouvelle-Angleterre

Houghton Library, Harvard University, MS Can 2 (Miscellaneous Canadian documents, 1583-1828) · Domaine public. Numérisation Houghton Library, Harvard University, qui ne revendique aucun droit sur ses reproductions d'œuvres du domaine public.

1823

rémanence · 19e siècle

Beaubien, deux lettres de Chicago, 1823, La lettre du 11 septembre 1823

Beaubien, deux lettres de Chicago, 1823

Jean-Baptiste Beaubien · Chicago · lettres commerciales autographes, avec leurs adresses

Deux lettres écrites de Chicago en 1823 par Jean-Baptiste Beaubien, traiteur, à Oliver N. Bostwick, agent de l'American Fur Company à Saint-Louis. Beaubien commande de la farine et du plomb, se plaint d'un engagé, envoie le compte d'un autre et annonce que « la garnison de Cette place est party » : le fort Dearborn est évacué cet automne-là. Il écrit le français comme il le parle, « Cy la farinne n'est pa trop cher », « a ette malaude », « Croy may », et il signe « Jno B Beaubien », avec l'abréviation anglaise de John. Au dos, les commis de la Compagnie notent en anglais la date de réception et de réponse, « Recd 17 Sept », « Received 16th April 1824 », « Order for Goods », et réécrivent son nom, « J. B. Beaubien », « Jean B. Beaubien ». Une même feuille porte donc deux langues et deux mains : celle du poste, qui écrit en français, et celle de la compagnie, qui classe en anglais. Chicago deviendra une ville en 1837.

transmetun français écrit à l'oreille, et la main anglaise qui le classe au dos de la même feuille

Newberry Library, Edward E. Ayer Collection, VAULT box Ayer MS 62 · Domaine public. Numérisation Newberry Library, Chicago, servie par CARLI Digital Collections. La Newberry met ses collections à disposition pour tout usage licite, sans redevance, selon ses conditions.

1889

rémanence · 19e siècle

Catalogue des livres français, Detroit, Page de titre

Catalogue des livres français, Detroit

Detroit Public Library · Detroit, Michigan · catalogue de bibliothèque

En 1889, une ville américaine imprime la liste des livres français que sa bibliothèque publique tient à disposition. Un catalogue de bibliothèque prouve un lectorat, et un lectorat se compte : c'est à ce titre que cette pièce comptable entre dans le corpus. Le dossier IV suit le mot pris et la loi rendue ; cette notice montre l'état intermédiaire, où la langue n'est ni interdite ni officielle, seulement desservie.

transmetla preuve chiffrée d'un lectorat français aux États-Unis, hors de toute reconnaissance légale

Internet Archive, cataloguedesliv00librgoog · Domaine public. Numérisation Internet Archive.

1891

rémanence · 19e siècle

Le Canadien (Windsor), Première page, 25 juillet 1891

Le Canadien (Windsor)

rédaction de Windsor · Windsor, Ontario · journal

Même rivière, même époque, autre rive. Deux ans après le catalogue de Detroit, un journal de langue française paraît à Windsor, en Ontario, à un kilomètre de là. Sur une rive, le français est un service municipal ; sur l'autre, il a une presse. La rivière Détroit est la seule pièce du corpus où l'on peut tenir les deux régimes linguistiques dans la même journée de lecture.

Internet Archive, canadienwindsor · Domaine public. Numérisation Internet Archive.

1763, 1867, 1977, 2022

rémanence · 20e siècle

Quatre textes de droit linguistique

corpus juridique · Londres, Ottawa, Québec · textes législatifs

Traité de Paris (1763), Acte de l'Amérique du Nord britannique article 133 (1867), Charte de la langue française (1977), loi 96 (2022). Lus après Cartier, ces textes cessent d'être un dossier de politique contemporaine : ils sont la suite d'une décision prise en 1545.

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